La Maison de l’Île-de-France à la CiuP, début des travaux

D’ici fin 2016, la Cité internationale universitaire de Paris s’ornera d’une nouvelle construction écologiquement révolutionnaire : la Maison de la Région Île-de-France. Début symbolique des travaux, la première pierre en a été posée conjointement, mardi 19 mai 2015, par Isabelle This Saint-Jean, Vice-présidente du Conseil régional d’Île-de-France, Marie-Christine Lemardeley, Adjointe à la Maire de Paris, François Weil, Recteur de l’académie, Chancelier des universités de Paris, Marcel Pochard, Président de la Cité internationale universitaire de Paris et Nicolas Michelin, architecte du projet.

François Weil, lors de la pose de la première pierre

François Weil, lors de la pose de la première pierre.


La Maison de l’Île-de-France, une exemplarité écologique au service du confort des résidents

Conçue pour réduire très fortement ses consommations énergétiques et ses émissions de Gaz à Effet de Serre, la Maison de l’Île-de-France sera un bâtiment à Énergie Positive et à émission de CO2 nulle. Ainsi, de nombreux équipements facilitant une gestion rationnelle des ressources y seront installés : systèmes de stockage de l’énergie solaire, de récupération des eaux usées, de gestion de l’éclairage, de la ventilation et du chauffage des chambres selon la présence de l’occupant… Pour son architecte, Nicolas Michelin, de l’agence ANMA, «cela fonctionne tout seul, c’est du jamais vu en Île-de-France ».

Mais toutes ces innovations sur le plan environnemental sont aussi pensées pour le bien-être des résidents. Par exemple, la façade sud, exposée aux nuisances du boulevard périphérique, sera traitée de manière à créer une barrière acoustique tout en profitant de son exposition avantageuse pour y installer des capteurs solaires qui réduiront fortement les besoins de chauffage. Outre le confort thermique et sonore, une attention particulière a été portée au confort visuel des résidents. Ainsi, les 142 chambres de la Maison (23 par étages) donneront toutes sur le parc. Spacieuses et accessibles aux personnes à mobilité réduite, elles seront aménagées et dotées de salles de bains et toilettes individuels. Enfin, dans l’esprit de la Cité internationale, le programme de la Maison privilégie les espaces de vie commune : cuisines collectives, espace polyvalent pour l’accueil de conférences, salles d’études…

La future Maison de l’Île-de-France

La future Maison de l’Île-de-France.


La première pierre d’un vaste programme de développement

La Maison de l’Île-de-France est la première construction sur le campus de la CiuP depuis l’ouverture de la Maison de l’Iran en…1969. À cela une explication : un maillage foncier extrêmement complexe qui, pendant toutes ces années, a miné tout projet de création immobilière au sein de la Cité. Mais la signature d’accords fonciers historiques le 12 janvier dernier est venue débloquer définitivement cette situation.

Cet ambitieux chantier acte donc l’entrée de la CiuP dans la partie opérationnelle de sa troisième grande phase de développement. Aujourd’hui, 90 ans après sa création, la CIUP accueille chaque année plus de 12 000 étudiants, chercheurs, sportifs et artistes issus de 140 nationalités différentes. À l’horizon 2020, c’est-à-dire au terme de cette phase, elle disposera de 1800 logements supplémentaires (soit une capacité d’accueil accrue de 30%) répartis dans 10 nouvelles Maisons, dont 3 Maison de Pays. La CIUP accueillera ainsi une Maison de la Corée du Sud. Mais, très prochainement, ce sont les travaux des maisons de la Ville de Paris qui démarreront à leur tour avec la construction de 2 résidences – une de 190 logements au 156, rue Paul Vaillant-Couturier et une autre d’une centaine de logements dans le parc – et la transformation de la résidence Victor Lyon en 37 logements pour chercheurs de haut niveau.

  • Partager
  • Icon Facebook
  • Icon Twitter
  • Icon Linked In
  • Icon Google