Nuit Blanche en Sorbonne

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Pour sa première participation à #NuitBlanche, la Sorbonne a accueilli plus de 1600 personnes ! Retour en mots et en images.

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La nuit du 4 octobre 2014, la Sorbonne a ouvert ses portes aux noctambules. Elle leur a offert une double proposition artistique, véritable cartographie sonore et étoilée associant, entre tradition et modernité, l’Opéra National de Paris et un collectif de jeunes vidéastes et sculpteurs sonores sous l’égide de l’association Echos Electrik.

O zlozony / O composite

En entrant au 47 rue des Écoles, les visiteurs découvraient tout d’abord, au cœur des ombres du Grand Hall, une projection exceptionnelle du ballet de Trisha Brown, « O Zlozony / O Composite »*, sur une incantation du poème du prix Nobel de littérature Czeslaw Milosz, Oda do PtakaHymne à l’oiseau.

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O Zlozony / O Composite » : avec Aurélie Dupont, Nicolas Le Riche et Jérémie Bélingard – captation du 6 décembre 2012, au Palais Garnier.
Réalisation de François Goetghebeur.
Coproduction : Opéra de Paris Production, Les Souffleurs de Vert avec la participation de France 3, le soutien du CNC et de la Fondation Orange.
Projection en partenariat avec l’Opéra national de Paris.

INTERCAL

L’expérience artistique et sensorielle se poursuivait avec INTERCAL, une création spécialement réalisée pour la Sorbonne constituée d’installations artistiques proposant une réflexion sonore et visuelle sur la parole et ses archives, passées et présentes. Pour créer des œuvres en dialogue avec les espaces investis de la Sorbonne et en proposer une nouvelle perception, les artistes ont pris pour matière sonore principale « Les Archives de la parole » et des enregistrements de discours effectués dans le Grand Amphithéâtre. « Les Archives de la parole » est un projet initié en 1911 par Ferdinand Brunot, linguiste et professeur d’histoire de la langue française à la Faculté des lettres de Paris, qui visait à enregistrer, étudier et conserver des témoignages oraux de la langue parlée.

Dans la Galerie des Lettres, Arthur Zerktouni et Julien Beau ont cherché à « donner du sens à l’éphémérité de la transition » en aiguillant les noctambules au travers de ce lieu de passage grâce à un faisceau de cordes fluorescentes, véritables fils d’Ariane lumineux. Cette installation lumineuse s’accompagnait d’une création sonore intercalant des langues et du folklore de nombreux pays du monde dans une musique électroacoustique.

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Ainsi guidés les visiteurs arrivaient dans la Salle des Autorités où les enveloppait, préambule à l’entrée dans le Grand Amphithéâtre, une scansion du discours d’inauguration des « Archives de la Parole », prononcé par Ferdinand Brunot le 3 juin 1911 et lu par Léa Moreau dans le même lieu plus d’un siècle après, le 3 septembre 2014.

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Dans la Salle des Autorités trônait aussi un mystérieux appareil grâce auquel Flo Kaufmann a pressé un vinyle de l’ambiance sonore dans le Grand Amphithéâtre, souvenir-œuvre de cette mémorable Nuit Blanche, comme un pont entre 1911 et aujourd’hui.   

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Les visiteurs pénétraient ensuite dans le Grand Amphithéâtre, où l’obscurité dominante s’était faite écrin pour la partition sonore créée par Laurent Guérel et Sébastien Roux, basée notamment sur les évocations sonores présentes dans le discours de Ferdinand Brunot : « que serait-ce si vous entendiez hurler la bête », « tandis que certaines voyelles claironnaient », « un léger bruit de grattement »…

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Enfin, au sortir de l’expérience du Grand Amphithéâtre, la composition audiovisuelle de Mike Latona et Nicolas Charbonnier questionnait, dans la Galerie des Sciences, les visiteurs sur leur rapport à l’écoulement du temps, en confrontant leurs voix avec celles issues du passé et tirées des « Archives de la Parole ».

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Pour tout savoir sur l’installation INTERCAL, consultez le blog qui lui est consacré.

En ouvrant ainsi ses espaces historiques aux arts vivants, la Chancellerie des universités de Paris poursuit une longue tradition qui associe, depuis des siècles, l’université de Paris aux artistes du temps. Merci à vous d’avoir été au rendez-vous !


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