Concours général : remise des prix en Sorbonne

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La cérémonie de remise des prix du Concours général des lycées et des métiers 2016 s’est déroulée, sous la présidence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, jeudi 7 juillet dans le grand amphithéâtre. Plus de 2 siècles après la première remise des prix du Concours général en Sorbonne, en 1747, les 132 lauréats qui ont concouru cette année dans les 48 disciplines que compte le Concours ont ainsi reçu leurs récompenses des mains de personnalités issues d’horizons divers.

Le Concours général : origine et évolutions

Le Concours général a été institué en 1744 par l’Université de Paris, à l’initiative de l’abbé Legendre, pour distinguer les meilleurs élèves. À l’origine, le Concours général s’adressait uniquement aux garçons des lycées parisiens ; il s’est ouvert aux élèves de province et aux filles en 1924. Initialement limité au français, au latin, au grec, à l’histoire, aux mathématiques et à la physique, il s’élargit au cours des années à d’autres disciplines et s’ouvre en 1981 aux disciplines technologiques et en 1995 au baccalauréat professionnel. Aujourd’hui, 30 disciplines et 18 spécialités de baccalauréat professionnel sont respectivement proposées aux candidats du concours général des lycées et de celui des métiers. L’éventail des épreuves est donc très large, allant de l’allemand à la version latine en passant par les arts plastiques, les biotechnologies, la cuisine, la maintenance de véhicules automobiles, les mathématiques, la philosophie, les sciences de l’ingénieur, etc.

Concrètement, il s’adresse aux élèves des classes de première et des classes de terminale des lycées d’enseignement publics et privés sous contrat. Les candidatures des élèves sont proposées par leurs professeurs au cours du premier trimestre de l’année scolaire et les épreuves ont lieu au cours du deuxième trimestre.

Le Concours général distingue donc les meilleurs élèves des lycées d’enseignement général, technologique et professionnel et des centres de formation d’apprentis, dans le cadre d’épreuves plus longues que celles de l’examen du baccalauréat.

L’édition 2016

Cette année, ce sont 17 372 candidats qui ont fait montre de leurs talents sur des sujets tels que « Les années 1950 dans le monde : un temps de ruptures ? » en histoire, « mal faire » en philosophie, « Précarité et logement : quels enjeux ? » en sciences et techniques sanitaires et sociales, la réalisation d’une « Bouche de métro Hector Guimard » en artisanat et métiers d’art option arts de la pierre, celle d’une « Unité d’épandage de poudre » – un élément d’une ligne de fabrication de paliers de moteurs – en chaudronnerie industrielle…

 La « Poudreuse suspendue » réalisée par le lauréat du premier prix de la discipline ébénisterie, Enzo Borettaz, du lycée des métiers d’art et de l’image de la SEPR à Lyon.

La « Poudreuse suspendue » réalisée par le lauréat du premier prix de la discipline ébénisterie, Enzo Borettaz, du lycée des métiers d’art et de l’image de la SEPR à Lyon.

Les 132 lauréats entrent donc dans le cercle prestigieux des détenteurs d’un prix du Concours général et rejoignent leurs illustres prédécesseurs parmi lesquels Turgot, Lavoisier, Victor Hugo, Baudelaire, Edmond de Goncourt, Louis Pasteur, Sadi Carnot, Henri Bergson, Jean Jaurès, Alain, Léon Blum, George Pompidou, Laurent Schwartz, Maurice Schumann, Julien Gracq, Jorge Semprún, etc.

Comme l’a dit Maurice Druon de l’Académie française, Président de l’Association des lauréats du Concours général de 1967 à 1973, puis de 1983 à 1988, le Concours général est avant tout « Une preuve de valeur », « Le premier témoignage public d’une prédestination ». C’est aussi le fruit d’un travail et d’efforts continus, ce qu’a rappelé Najat Vallaud-Belkacem dans son discours en citant Aristote : « L’excellence est un art que l’on n’atteint que par l’exercice constant. Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence n’est donc pas une action mais une habitude. »

Toutes les personnalités présentes, parmi lesquelles François Weil, recteur de la région académique Île-de-France, recteur de l’académie de Paris, chancelier des universités, Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire, le photojournaliste Reza, le médecin-explorateur – premier homme à atteindre le pôle Nord en solitaire – Jean-Louis Étienne, l’astronaute Michel Tognini ou encore la claveciniste Claire Bodin, directrice artistique du festival Présences féminines, ont pu successivement féliciter les lauréats et leur remettre leur prix.

Les lauréats de la discipline fonderie ont remis à la ministre leur œuvre, la « Lampe Guimard ».

Les lauréats de la discipline fonderie ont remis à la ministre leur œuvre, la « Lampe Guimard ».


Les résultats de l’académie de Paris

L’académie de Paris est, pour cette édition 2016, à l’honneur en arrivant à la première place des académies les plus récompensées au Concours général des lycées, avec 69 récompenses récoltées, sur un total de 326 distinctions en tout (133 prix, 121 accessits et 72 mentions, Concours général des lycées et des métiers confondus).
Cette cérémonie fut aussi l’occasion de faire valoir la qualité de l’enseignement dans l’académie de Paris à travers les élèves concertistes du lycée Racine (Paris 8e), qui ont assuré l’animation musicale avec un programme éclectique allant de George Bizet – un extrait de l’opéra Carmen – à Marcel Tournier – Sonatine pour harpe seule – en passant par Claude Debussy – En bateau – et bien d’autres.


En savoir Plus

Consulter le palmarès du Concours général 2016 sur éduscol.

Toutes les informations chiffrées sur le site du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

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